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Médecine chinoise : une autre façon de vous soigner

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Harmoniser le corps et l’esprit : c’est le principe de la médecine chinoise pour être en bonne santé.

Découvrez les secrets de cette pratique millénaire qui favorise la circulation de l’énergie vitale.

Rétablir la bonne circulation de l’énergie

La médecine chinoise agit en refaisant circuler librement les énergies dans le corps. Ses effets sont indéniables, mais les mécanismes d’action restent mal définis. Tout semble la séparer de la médecine occidentale, à commencer par les trois grands principes sur lesquels elle repose : l’énergie, appelée « chi » par les Chinois, les douze méridiens, et le yin et le yang. Autant d’abstractions pour notre esprit rationnel !

L’énergie ou « chi » est le concept de base de cette médecine millénaire. Le bon fonctionnement de nos organes dépend d’une circulation énergétique appropriée. Le chi anime en permanence la vie, et la protège contre les agressions externes (climat, alimentation, bactéries…) et internes. Selon le Dr Jean Blanchet, « nous naissons avec une certaine quantité d’énergie, un capital, que notre mode de vie et notre alimentation visent à préserver. »

Les méridiens d’acupuncture véhiculent le chi. Ce réseau de canaux invisibles parcourt tout le corps en régulant les grandes fonctions physiologiques, telle la respiration. La médecine chinoise en compte douze principaux qui sont connectés à nos organes, comme la vésicule biliaire et le coeur. Existent aussi des méridiens cutanés, ou secondaires. Sur chacun d’eux se trouvent des points dont l’excitation à l’aide d’aiguilles ou par massages modifie le flux de l’énergie. Cette réactivation corrige les déséquilibres dus à la maladie.

Le chi répond à la théorie du yin et du yang, qui est le système de l’alternance et de la complémentarité de l’univers : jour-nuit, positif-négatif, chaud-froid. L’énergie d’un homme en bonne santé circule harmonieusement dans l’ensemble de son corps. Mais une dérégulation énergétique peut affecter l’équilibre entre ces deux principes, le yin et le yang. Ainsi des excès, des vides ou bien encore des ralentissements vont se traduire par diverses douleurs au niveau des organes concernés.

L’acupuncture : les aiguilles qui soulagent

En Chine, on considère l’acupuncture comme une médecine puissante. Le premier quart d’heure de la consultation est consacré à l’examen clinique (avec prise de pouls et examen de la langue) et à un interrogatoire précis. L’acupuncteur fait ainsi un diagnostic énergétique : excès de yang ou de yin, vide d’énergie ou trop-plein, et choisit des points de commande des méridiens. Ensuite vient la pose des aiguilles (jetables), que le patient garde entre un quart d’heure et vingt minutes. Les piqûres ne sont pas douloureuses. L’objectif est une stimulation de l’énergie afin de retrouver une harmonie yin-yang. Une fatigue peut survenir après la séance.

Les bons points à stimuler pour une meilleure santé

L’acupuncture (ainsi que la digitopuncture) est une aide précieuse pour soulager les petits maux quotidiens, comme nous l’explique Catherine Laporte, acupuncteur.

Pour en finir avec la constipation

En énergétique, il y a deux types de constipation : la première, de type yin, signale une paresse des intestins et la seconde, de type yang, est due à un excès de spasmes sur un contenu intestinal peu hydraté. L’acupuncture agit efficacement sur la fonction intestinale défaillante en rééquilibrant le circuit gros intestin, rate et estomac. Trois séances hebdomadaires, dès l’apparition du trouble, apportent une bonne amélioration.

Pour soulager les jambes lourdes

Ce symptôme indique que le yin stagne. La cause est généralement un excès d’humidité. Les liquides du corps sont gouvernés par la rate et son méridien. Un dysfonctionnement à ce niveau est responsable des troubles. Ces derniers sont aggravés en cas d’insuffisance rénale. Les petites aiguilles vont alors réactiver les deux organes. Une séance par semaine pendant un mois diminue la sensation de jambes lourdes ou favorise la résorption de l’oedème.

Pour rééquilibrer le sommeil

L’heure du réveil révèle l’organe en souffrance. Toutes les deux heures, le chi va d’un méridien à l’autre et visite ainsi chacun de nos viscère en vingt-quatre heures selon un cycle donné. De 23 heures à 1 heure, l’énergie circule dans le méridien de la vésicule biliaire. De 1 heure à 3 heures, c’est au tour du foie… L’acupuncteur « remet les pendules à l’heure » et facilite, par exemple, le passage dans le méridien du foie en cas de réveil vers 2 heures du matin. Deux séances sont souvent nécessaires à raison d’une par semaine.

Pour chasser le mal de dos

Les articulations sont autant d’obstacles naturels à la circulation de l’énergie. Quand tout va bien, le chi franchit ces barrières sans encombre. En cas de stress chronique, les muscles se contractent, les disques sont déshydratés et des blocages surviennent fréquemment au niveau des vertèbres. Pas de panique ! La douleur est un des symptômes d’élection de l’acupuncture. En positionnant une aiguille dans une zone naturellement yang, le médecin mobilise et rééquilibre le yin en agissant sur l’inflammation. Trois séances renouvelables tous les quinze jours sont conseillées.

Pour diminuer l’anxiété

L’acupuncture ne dissocie pas l’esprit du corps, et chaque type d’émotion est lié à un organe. Des troubles psychiques peuvent entraîner un dysfonctionnement de l’énergie ou en être la conséquence. Le traitement consiste à rétablir une bonne circulation du chi dans ces organes. Une consultation mensuelle est recommandée.

La phytothérapie : plus de 4 000 plantes médicaments

La pharmacopée traditionnelle possède plus de 4 000 plantes dont quelques-unes sont connues en Occident. Les Chinois semblent vouloir protéger leur activité. Le ginseng, panacée la plus réputée de nos contrées, et d’autres, comme le yunnan bai yao et le yin qiao san, sont délivrés sur prescription médicale. Il faut distinguer les plantes toxiques, à manier avec prudence, les plantes médicinales, qui traitent un symptôme, et les plantes alimentaires …

Les bons remèdes végétaux

Pour revitaliser l’organisme. Le ginseng, fameux tonifiant chinois, stimule la résistance du corps. Deux gélules par jour suffisent pour retrouver son dynamisme.

Pour soigner rhume et grippe

Le médecin chinois recourt souvent à des tisanes chaudes de menthe, de gingembre, de romarin et de thym (vous pouvez demander une préparation à votre pharmacien). La transpiration provoquée par ces différentes plantes dites «piquantes » permet d’éliminer leur facteur pathogène.

Pour lutter contre les troubles intestinaux

Le pissenlit assainit l’organisme. En infusion, 50 g pour trois quarts de litre d’eau, trois bols par jour avant les repas.

Le taï-chi-chuan : une gymnastique pour harmoniser le corps et l’esprit

Pour ne pas tomber malade, les Chinois pratiquent de nombreux exercices de santé qui développent le chi, comme le taï-chi-chuan.
Cette gymnastique orientale positive l’énergie, régule l’agressivité, et favorise l’harmonie entre le corps et l’esprit. Son principe.
Le taï-chi-chuan (art du poing chinois) est une activité de santé et de longue vie.
La gymnastique de Confucius se pratique debout, les pieds légèrement écartés et les genoux fléchis. Elle se compose de mouvements très fluides et lents qui s’articulent autour des principaux points d’acupuncture. Elle favorise la circulation de l’énergie interne.
En chine comme en France, la plupart des Chinois font leur séance de taï-chi-chuan tous les matins dans les jardins.
Il en existe de deux sortes : le chen, très ancien, et le yang, le plus pratiqué aujourd’hui. L’un et l’autre demandent plus d’un an pour apprendre un enchaînement et le reste de sa vie pour progresser !
Ses bienfaits. Premier avantage, votre corps devient plus souple, vous développez une meilleure coordination des mouvements et votre respiration s’amplifie. Les cuisses et les jambes deviennent plus fermes. Deux à trois mois suffisent pour relâcher les tensions. Cette gymnastique demande une grande concentration et oblige à faire le vide.
Résultat : vous êtes en meilleure forme. Il n’y a pas de limite d’âge pour pratiquer le taï-chi. Il convient aux sujets calmes et en quête d’harmonie.

les secrets du régime santé

En Chine, un bon cuisinier est aussi considéré qu’un médecin. Ses connaissances concernant l’action respective des aliments sur les organes lui permettent de préparer des repas équilibrés.
L’estomac et la rate sont les deux piliers d’une bonne digestion, d’où l’importance d’une alimentation appropriée. Par exemple, un excès d’aliments froids rafraîchit le corps, ralentit la digestion et contraint l’estomac à utiliser un surcroît d’énergie. Et une fatigue est susceptible de s’installer. En conséquence, une alimentation adaptée constitue un moyen de préserver l’équilibre du corps et d’éviter les maladies.
Dans certains cas, elle peut même être thérapeutique. Chaque aliment possède une force qui exerce un pouvoir de contraction ou bien de dilatation sur nos organes.
Par exemple, le sarrasin a un effet réchauffant et « contractant ». A privilégier lors des grands froids. En revanche, sa consommation durant l’été peut être à l’origine de bouffées de chaleur. Nous savons également que trop de sel durcit les vaisseaux et les artères.

Les bons aliments pour éliminer les toxines

Pourquoi les Chinois souffrent-ils si rarement d’une surcharge pondérale ? En suivant la loi diététique des saisons, ils conservent leur poids et restent en bonne santé.
Comme les Occidentaux, à l’arrivée du printemps, ils ressentent une envie de faire peau neuve. Les organes dont l’énergie est particulièrement active au printemps sont le foie et la vésicule biliaire. Le foie, yin, stocke le sang, le redistribue au corps et procède à l’élimination des toxines. La vésicule biliaire, yang, l’assiste.
Selon les Chinois, certains aliments sont rois pour rééduquer le métabolisme.

Les légumes. L’asperge et les artichauts participent au drainage du foie. Les salades, les choux de printemps et les haricots verts le stimulent, comme de nombreux légumes de couleur verte. Le radis noir draine la vésicule et le radis blanc agit sur les graisses superficielles (à consommer râpés ou cuits.)

Les champignons. Le shitake séché, ou lentin de chêne, aide à drainer les graisses profondes du corps. Il se consomme dans une soupe, des pâtes ou des céréales à raison de trois champignons.

Les céréales. Certaines, comme le millet, sont d’excellents diurétiques. L’orge contribue à nettoyer le corps des graisses animales consommées en hiver. Ces deux céréales contiennent des fibres et nourrissent tout en éliminant les toxines.

Les algues. Le kombu est réputé pour ses effets minceur et reminéralisant. Produit gélifiant, la guarguar permet aux gourmandes de réaliser des desserts sans sucre.

Le gingembre. Râpé ou pressé, il fait fondre les graisses.

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